[27 sept 26] Où en sont les droits de l’animal? par Georges Chapouthier

[27 sept 26] Où en sont les droits de l’animal? par Georges Chapouthier

Georges Chapouthier, vice-président fondateur de la SfZ, a écrit un article sur le droit animal. En 2027, la LFDA, La Fondation Droit Animal, éthique et sciences fêtera ses 50 ans, occasion de faire un bilan des avancées sur le Droit animal en France.

Georges Chapouthier fait partie des membres fondateurs de la LFDA, fondation avec laquelle la SfZ entretient des liens étroits, puisque plusieurs membres de la SfZ sont également membres de la LFDA.

 

Quels droits pour les animaux ?, par Georges Chapouthier, 27 septembre 2026

En 2027, « La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences » (LFDA) aura cinquante ans. C’est sans doute l’occasion de rappeler quelques éléments sur les Droits de l’Animal en France.

Les rapports des êtres humains avec les animaux sont un thème très ancien, mais c’est dans les années 1970 qu’un petit groupe de penseurs, autour du professeur de médecine Jean-Claude Nouët et de l’éthologue Rémy Chauvin, insista en France sur les termes de « droits de l’animal », dans la mesure où, dans une société de droit comme la nôtre, le respect des êtres vivants doit trouver une formulation en termes de droits. Les efforts de ce petit groupe ont abouti à création en 1977 de l’association devenue depuis « La Fondation Droit Animal, Ethique et Sciences » (LFDA) et à la proclamation solennelle en 1978 d’une « Déclaration Universelle des Droits de l’Animal », qui a reçu depuis diverses améliorations[1] .

Quel bilan pour les droits de l’animal cinquante années plus tard ? Si beaucoup reste encore à faire, on peut relever des progrès notables :

– une suppression des spectacles d’animaux sauvages dans les cirques et les delphinariums,

– une réduction importante du nombre des chasseurs d’agrément,

– une meilleure protection des animaux de compagnie et un accroissement des peines encourues pour les actes de maltraitance à leur égard,

– une réduction de l’alimentation carnée et une amélioration des méthodes d’abattage,

– des labels pour faire connaître aux consommateurs les oeufs ou les viandes correspondant à des traitements corrects des animaux,

– une législation contraignante pour améliorer l’expérimentation animale en ce qui concerne les vertébrés et les mollusques céphalopodes, comme la pieuvre.

Enfin, sur un plan juridique, les textes reconnaissent maintenant le caractère sensible des animaux.

Espérons que, lors du prochain rendez-vous,  pour le centenaire éventuel de la LFDA, les choses se seront encore améliorées et que les rapports entre les êtres humains et les animaux auront pris un tour encore plus harmonieux.

[1] On trouvera le détail de cet historique et des débuts des droits de l’animal en France sur le site de la LFDA :  https://www.fondation-droit-animal.org/, ainsi que dans le livre Les droits de l’animal, Collection « Que sais-je ? », Presses Universitaires de France, Paris, 1992.

Pour en savoir plus, c’est sur le site de NIYX et de la LFDA.

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